Être soi jusque dans son job, même si ça ne plaît pas !

C’est fait. Ce matin, j’ai envoyé une newsletter contenant un message pas comme les autres. Celui-ci mûrissait depuis un bon bout de temps mais je n’osais pas. Je pensais que ce n’était pas nécessaire, je laissais couler.

C’était bien plus confortable à vrai dire…

Mais ce matin, c’était le moment.

Cette newsletter est partie depuis à peine trois heures et j’ai déjà des retours par mail ou par message privé sur les réseaux, pour me remercier.

Apparemment, j’ai mis des mots sur des appréhensions, sur des craintes partagées par beaucoup d’autres femmes, dont tu fais peut-être partie.

Pour exorciser ça, il faut que ça sorte, tout simplement. Donc, je me dis que j’ai bien fait d’oser écrire et publier ce message. C’est pourquoi j’ai décidé de le transformer aussi en article, ici, pour qu’il profite au plus grand nombre.

Si tu l’as déjà lu, j’ai quelques questions en plus pour toi, tout en bas…

 


Mardi, j’ai pris vraiment plaisir à réaliser une webconférence franco-belge avec Dhouha Majouli de Miss Marketing Magazine ! Elle est top cette fille !!!

Je pense qu’on aurait pu parler encore des heures des métiers hybrides, du fait de créer son propre job et du processus qui y mène.

Si tu as eu l’occasion de nous écouter, tu as vu qu’il y avait plusieurs façons d’y arriver.

Quelle a été ou quelle sera la tienne, si tu penses qu’il n’y a que comme ça, que tu pourras être toi, jusqu’à travers ton job ?

Cette webconférence était très très riche et très constructive ! Je t’invite vivement à en profiter, si ce n’est pas déjà fait :

Pour voir le replay, c’est par ici :

 

Revenons à nos moutons… Aujourd’hui, je voulais partager avec toi un message que j’ai longtemps hésité à écrire et à envoyer…
Parce qu’il ne va certainement pas plaire à tout le monde !
Tu vas comprendre au fil des lignes…

Tu vois, dans le programme que je viens de lancer, je n’hésite pas à te pousser vers un job qui te ressemble à 100%, même si ce n’est pas ce que l’on attend de toi !

À travers tout ce que je fais d’ailleurs, dans le cadre d’Ambitions Plurielles, donc de mon job, mais aussi dans ma vie de tous les jours, je m’efforce d’être moi, quoi qu’on en pense, et j’encourage celles qui me suivent à en faire autant.

Parce que je pense que cette liberté d’être soi, s’arrache. Ce n’est pas facile de le décider et c’est encore moins facile de l’incarner.

Mais tu sais quoi, c’est réellement le prix de ta dignité.

Ces derniers jours, je discutais avec Darine, mon assistante qui m’épaule en ce moment sur les réseaux sociaux et qui m’apporte aussi, sans s’en rendre compte, un sacré soutien moral.
Et elle m’a encouragé à écrire ce qui suit et que je contiens, certainement à tort, depuis plusieurs mois.

Elle était étonnée de constater que mon message ne porte pas plus. Je sais que ce n’est pas de la flatterie et que c’est sincère, elle croit en ce que je porte et ça fait un bien fou.
Nous nous étions fixées des objectifs pour la sortie de ce programme et ils ne sont pas tout à fait atteins.

Alors on a tourné le truc dans tous les sens et quelque chose nous est apparu : c’est peut-être mon look.
Boom !

Ce n’est pas la première fois qu’on m’avance cette hypothèse. J’avais investi dans un coaching en webmarketing il y a quelques mois pour avoir un diagnostic sur ma stratégie, et comment passer à l’étape supérieure. Et déjà, c’était venu sur le tapis.

Alors sérieusement, mon look, poserait-il problème ?
Si tu ne m’as jamais vue, (pourtant, je ne me cache pas), voici à quoi je ressemble :

En me voyant tu te dis quoi ? Bizarre cette fille, un peu trop couverte sur sa tête ? Ou bien pas assez … ?
Je suis sûre que chacune a son opinion là-dessus…

Mais j’ai fait le choix de m’en foutre. Purement et simplement.

À la limite, c’est même un choix délibéré, pour secouer, questionner…

Je mets un point d’honneur à ne pas laisser les autres décider à ma place et ça a toujours été comme ça.

Pour me sentir libre, vraiment libre, je dois faire comme je le sens moi, quelque soit l’avis des autres ou leurs suspicions à mon égard.

Là en l’occurrence, je ne suis pas la seule à avoir cette hypothèse, il y a peut-être un problème avec mon look…

Si je te confie tout ça, là, maintenant, c’est parce que j’ai confiance en ta bienveillance et en ton ouverture d’esprit.
Si tu as choisi de recevoir mes mails, d’aller sur mon blog pour lire mes articles, que tu me confies de ton temps, que régulièrement, mes propos font écho en toi, c’est que tu peux entendre et comprendre tout ça.

Tu sais, je déteste la victimisation, le fait de trouver sans cesse des excuses dès que quelque chose ne marche pas comme on voudrait. Je préfère me remettre en question, chercher à comprendre, trouver une solution intérieure, constructive et s’il le faut, crever l’abcès.

Ce qui me vient, là, c’est que je n’ai peut-être pas clamé assez haut et fort qui je suis.
Peut-être que certaines personnes, qui me suivent, qui me lisent, ne feront jamais le pas pour acheter un de mes programmes par exemple parce qu’autour de l’image que je renvoie, planent trop de suspicions ou d’amalgames.

C’est carrément probable.
En France, ces derniers mois, on a été témoins de la montée de l’extrême droite avec les résultats des élections présidentielles et législatives. C’est pour moi le signe, parmi d’autres, que les suspicions entre les gens s’accroissent. Qu’il y a moins de confiance, de présomption d’innocence. Que ce qui est différent ou méconnu pose de plus en plus problème.

Alors, qu’est-ce que je peux faire, si lorsqu’on me voit on se dit : « Tiens, ce qu’elle dit c’est pas bête, ça peut m’aider, mais quand même, son look… Elle est sûrement musulmane ? Mais si elle est musulmane, qui me dit qu’elle ne va pas encourager plein de femmes à faire comme elle, à se voiler ? Qui me dit qu’elle n’est pas financée par des groupes extrémistes ? Et si ça, se trouve, si je lui donne de l’argent, ça ira dans des trucs pas clairs ??!!! Bon ben alors je profite mais je n’irai pas investir, on ne sait jamais, ce serait soutenir je sais pas quoi… »

 

Mouais… J ‘imagine bien ce petit dialogue intérieur qui doit s’engager dans la tête de certaines… Statistiquement parlant, ce n’est pas improbable !

Pourtant, où que tu ailles, sur mon site, sur mes groupes, les réseaux sociaux… Tu ne verras jamais une seule référence religieuse ou politique. Je mets d’ailleurs un point d’honneur pour que toutes les femmes, de tous horizons, puissent se sentir à l’aise avec moi, pour profiter pleinement de ce que j’ai à partager.

Je n’ai aucunement l’intention ni l’envie de parler uniquement à des personnes qui me ressembleraient ou qui partageraient la même spiritualité que moi, la même opinion politique ou tout ce que tu veux… Ça m’ennuierait carrément !

J’aime trop la diversité, je suis une multipotentialiste et multipassionnée, je te le rappelle ^^ La pluralité, c’est mon dada !

Alors, encore une fois, qu’est-ce que je peux faire, moi ? Je crie à l’injustice, à la discrimination ? …

Non.
Ce que j’ai choisi, c’est d’ouvrir mon cœur.

Depuis le début, j’ai joué la carte de la sincérité. Je n’ai pas eu peur de me montrer telle que je suis, alors que je n’aime pas forcément ça.
Mettre mon image en avant et publiquement, ne me met pas à l’aise et ça a été très difficile dans les débuts.

Je ne suis pas du genre à prendre des selfies et à les poster un peu partout. Non pas que je sois complexée ou autre, mais ce n’est pas mon truc, point.

Malgré ça, je me fais violence pour être visible sur les vidéos, un minimum aussi sur mon site…

Et ça, pas seulement pour ne pas être une « coach ou formatrice fantôme », mais aussi, parce que je pense à d’autres femmes, peut-être comme toi : je me dis que si j’ose montrer qui je suis, peut-être que d’autres femmes, qui ne correspondent pas forcément aux standards, aux critères requis dans leur domaine d’activité ou dans la société dans laquelle elles vivent, oseront aussi à leur tour ?

Je n’ai pas eu peur non plus de te parler avec mes tripes parfois, et au feeling. Mais peut-être que ce n’est pas assez.

Justement, je te le disais en début de mail, ma mission, c’est de t’encourager à être telle que tu es, pour te sentir libre, y compris dans ton business.

Cette liberté d’être toi n’a pas de prix, c’est celui de ta dignité.

Je te garantis que dans ma vie, je suis passé par des étapes des plus difficiles, dès lors que je sortais un peu du moule et que je ne faisais pas ce que l’on attendait de moi. Mais c’est pas grave, c’est du passé et même si sous d’autres formes, ça continue aujourd’hui, je peux dire que c’est ma force et je ne lâche rien.

Parce qu’en réalité, je ne rentre dans aucune case et tu connais sûrement mon aversion pour les étiquettes.
Parce qu’une case, quelle qu’elle soit, a déjà des contours bien délimités…. Et moi, j’aurais beau me plier en quatre, j’en ferai forcément voler en éclats certains.
C’est presque une question de survie pour moi : M’extraire de quelque n’importe quelle case dans laquelle on voudrait me mettre. Sinon, ce n’est plus moi, je ne suis plus libre et quelque part, je perds ma dignité. Pour moi, c’est étroitement lié.

Dans cette logique, je suis allée jusqu’à créer mon propre métier. Si tu me mets dans la case « coach », non ça ne rentre pas ; dans la case « formatrice », ça ne suffit pas non plus… Et tu n’en trouveras pas une que tu connais et qui me convient.
« Facilitatrice de projets », oui ça, c’est ok. Parce que ce n’était pas une case pré-existante, … je l’ai inventé ! Et j’ai assez de marge de manœuvre pour la faire évoluer et y intégrer tout ce que je veux.

C’est pour ça que j’accompagne des tas de femmes en individuel ou à travers mes programmes, pour définir le mode de travail, d’organisation mais aussi le job en lui-même, qui leur correspond vraiment.
Pour qu’elles se sentent libres et surtout pas limitées.

En se cantonnant à ce que l’on attend de toi, à des cases préfabriquées, je vois mal comment on peut être soi. Comment peut-on s’exprimer et donner ce que l’on possède de meilleur, grâce au potentiel qui nous est propre ? En tout cas, chez moi, ça ne marche pas…

 

Alors voilà pour mon message du jour, qui vient de loin et qui je l’espère, sera bien accueilli, avec bienveillance et respect vis à vis de qui je suis, de ce que j’ai choisi, librement.

Si toi aussi, tu veux créer ton propre métier ou tes propres missions, via ta propre entreprise ou pas ! Si tu veux te diriger vers une activité qui a du sens pour toi, grâce auquel tu pourras t’exprimer librement, quelles que soient tes aspirations, tes différences, ton potentiel… Et exploiter toutes tes richesses !

Inscris-toi au programme : (Re) Définir un projet pro qui a du sens :

Je compte sur toi pour partager ce message autour de toi, à toutes les femmes qui ont besoin de l’entendre et de connaître cette opportunité.

Et maintenant j’aimerais savoir ce que tu ressens après m’avoir lue ?

Est-ce que toi aussi, tu t’inquiètes de l’image que tu peux refléter ?

À quel point penses-tu être toi, jusque dans ton activité professionnelle ?

Voudrais-tu dépasser certains blocages ?

Au plaisir de te lire,

Manon

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