Quand les réseaux sociaux impactent ta légitimité

J’ai eu envie de te parler du lien entre réseaux sociaux et légitimité…

Je ne sais pas comment ça se passe de ton côté, mais pour ma part, il m’est arrivé, à mes débuts dans l’entreprenariat, de baser mon sentiment de légitimité sur les réactions que je pouvais récolter sur les réseaux sociaux.

Grosse erreur de débutante !

Je vais te raconter tout ça et ce que je te propose comme alternative, pour gagner en confiance en soi et en légitimité dans son travail.

 

 

C’est plusieurs années après, avec le recul, que je suis capable d’analyser ce qui s’est passé pour moi.

De réaliser que finalement, j’ai eu une période durant laquelle mon degré de légitimité dépendait tout simplement des réactions récoltées sur Facebook et autres réseaux sociaux.

Peut-être que mon expérience te permettra de redoubler de vigilance pour ne pas tomber, toi aussi dans ce cercle vicieux ou t’en extirper à temps.

Alors, à cœur ouvert, je te raconte ce qui s’est passé :

Nous sommes en 2012. Depuis quelques mois, j’ai pris la décision de me lancer à mon compte, dans le domaine de l’artisanat. D’après mon entourage, je suis douée pour créer des articles de décorations de mes mains et ça tombe bien, moi, j’aime ça et les valeurs qui vont avec.

À l’époque, je vis dans l’Ariège, un département très rural. Je n’ai pas d’autre choix que de baser mon activité sur la vente en ligne, vu le peu d’opportunités à proximité pour vendre et faire connaître mes créations.

L’Atelier Fleur de Mai, ma petite entreprise est lancée. Je créé un site marchand, un blog et je suis présente sur les réseaux sociaux. À ce moment là, je privilégie surtout Facebook.

J’ai donc une page et j’y publie les photos de mes nouvelles créations.

Je n’ai pas de formation officielle dans la déco ou dans l’artisanat. Je suis une totale autodidacte, bien que dans ma famille, je sois entourée d’âmes créatives.

Bref, je me suis « faite toute seule » et j’ai besoin, à mes débuts, d’être rassurée, de savoir que ce que je réalise plaît.

Au départ, c’est les copines qui mettent des « j’aime » sous mes photos, qui commentent et qui m’encouragent.

Ensuite, la page gagne un plus grand nombre de fans lorsque je commence à travailler pour des magazines féminins ou créatifs et petit à petit, je me fais connaître.

Bref, ma page est bien visitée, je scrute les moindres réactions ou (non-réactions !) et chacune d’entre elles a un impact sur la confiance en ce que je fais, pour ne pas dire, sur la confiance en moi, car j’y mets tout mon cœur et de ma personne.

Finalement, ce n’est pas seulement mes créations que je donne à juger, c’est aussi moi, par prolongement.

Chaque j’aime compte alors et me rassure. Mais je me rends compte que chaque absence de j’aime, m’impacte encore plus.

Sous chaque post, je vois le nombre de vues ainsi que le nombre de réactions ou de personnes qui se sont abstenues…

 

Et voilà qu’un jour, Facebook décide de limiter la visibilité des publications des pages pour inciter à faire de la publicité payante.

Selon un algorithme encore mystérieux à ce jour et complètement aléatoire, Facebook filtre certaines de mes publications.

Résultat, j’ai moins de réactions encourageantes, moins de j’aime et … je me sens tout à coup moins confiante…

Puisque je suis moins rassurée, mon sentiment de légitimé en prend un coup ! Et je tombe dans un cercle vicieux : je doute beaucoup, cela se ressent dans mes créations, mes publications, qui sont moins affirmées, mes ventes peinent à décoller et mon chiffre d’affaire aussi. Et plus je suis stressée, moins j’arrive à envoyer des signaux positifs et beaux dans tout ce que je fais, ce qui n’arrange pas les choses, tu t’en doutes !

Bref, tout ça ne serait pas arrivé si je n’avais pas basé ma légitimité et ma confiance en ce que je faisais, sur des facteurs extérieurs et complètement aléatoires, sur lesquels je n’ai pas de prise : les réactions sur les réseaux sociaux.

Sur le coup, tu imagines bien que je ne suis pas allée crier mon désarroi sur les toits. Déjà que je ne me sentais plus tout à fait à ma place, j’aurais eu peur de perdre ce qui me restait de crédibilité…

Mais j’ai compris que je n’étais pas la seule qui avait permis aux réseaux sociaux d’influer sur ma légitimité.

Parfois entre les lignes, j’ai deviné que d’autres entrepreneures ou porteuses de projets en souffraient aussi.

À ton niveau, dans ton domaine, tu es peut-être confrontée à ça toi aussi ?

J’ai donc voulu briser ce tabou, prendre la parole et partager comment s’en défaire.

La première étape consiste à réaliser qu’on se plante !

Sa légitimité, la confiance en ce que l’on fait et comment on le fait, doit d’abord venir de soi.

Elles ne doivent pas dépendre d’éléments extérieurs que l’on ne peut pas maîtriser et qui sont aléatoires.

Il faut commencer par s’autoriser à faire ce travail, sans avoir à demander de permission.

C’est pourquoi, à la base, il te faut choisir une activité dans laquelle tu es à l’aise, qui te correspond et que tu vas pouvoir assumer et revendiquer quelques soient les aléas extérieurs.

Si au départ, tu t’es autorisée à faire ce que tu aimes et qui fait sens pour toi, dans ton fort intérieur, tu sais que tu es légitime.

Cette légitimité ne doit pas se fonder sur une forme de reconnaissance extérieure à toi, surtout lorsque tu ne maîtrises pas le pourquoi et le comment des réactions autour de ton travail, via les réseaux sociaux entre autres.

Dépendre de ce type de reconnaissance comporte trop de risques !

Je t’en parle dans un live facebook ici, si tu as 20 minutes devant toi pour écouter mon témoignage plus en détail.

Bref, pourquoi j’insiste là-dessus ?

Parce que lorsque tu te sens légitime ou pas, ça se ressent dans ton travail ! Et si ça se ressent, ça a un impact et des conséquences aussi !

Lorsque tu doutes trop de toi, de tes capacités à assurer dans ton travail et à produire quelque chose de qualité, comment voudrais-tu que tes clients ou prospects potentiels te fassent confiance ?

Ils vont forcément sentir que tu n’es pas sûre de toi et tu vas rentrer dans un cercle vicieux : Tu vas avancer d’un pas trop prudent, parfois en te dévalorisant d’emblée. Du coup la confiance de tes clients ne suivra pas, tes ventes et donc ton chiffre d’affaire non plus… Ce qui n’arrangera rien niveau estime de soi !

C’est pourquoi, je ne le répèterais jamais assez : tu es au centre de ton activité et si toi, ça ne va pas, le reste ne suivra pas non plus !

Si aujourd’hui, tu ressens ce fameux syndrome de l’imposteur, que ce soit dû ou non aux réseaux sociaux, tu dois agir pour changer la donne avant de t’enliser dans un cercle vicieux. Et crois-moi, tu peux en sortir avec le bon état d’esprit !

Ce sujet me tient à cœur parce que j’estime qu’il y est pour beaucoup dans ton cheminement vers la réussite, dans ta motivation et dans ta satisfaction.

>>> Si tu penses qu’aujourd’hui, tu as besoin de gagner en légitimité et en confiance en toi pour porter ton projet ou assurer dans ton activité, j’ai mis sur pied un atelier-formation en ligne à cet effet !

Sur une échelle de 1 à  10, (10 étant le top !) où est-ce que tu situes ta légitimité à exercer ton activité ou à entreprendre le projet auquel tu penses ?

Et maintenant, comment pourrais-tu faire pour monter d’au moins un point ?

Si tu ne sais pas répondre à cette question ou par où commencer, je ne te laisse pas seule avec tes doutes : Rejoins-moi pour l’atelier-formation en ligne dédié !

 

>>> Viens découvrir ce dont il s’agit ici et réserve vite ta place ! <<<

6 commentaires

  • Sandrine, Mon carnet déco 9 novembre 2017 à 17 h 49 min

    Personnellement, mon problème de légitimité ne se loge pas dans mon travail, ou mes créations, mais plutôt dans le fait d’être micro-entrepreneuse. Le fait d’ajouter à la création (que je gère plutôt bien) le métier de secrétariat, avocat, comptable, publicitaire, graphiste, concepteur de site web… Bref, ces multiples casquettes m’ont fait peur, et je ne me sentais pas capable de tout mener de front.
    Et puis je me suis dis que j’allais apprendre sur le tas, que se ne serai pas parfais au début, mais qu’un pas après l’autre, j’ajusterai le tous.
    Mais j’avoue que les réseaux sociaux, je m’en cogne un peu, je préfère le soutient de cette magnifique communauté que j’ai sur mon blog… Les réseaux me servent juste à faire de la pub, faire connaitre…
    Bravo pour ton témoignage, je t’embrasse!

    Sandrine

    • Ambitions Plurielles Auteur 10 novembre 2017 à 10 h 33 min

      Merci pour ton retour Sandrine !
      Et oui, comme tu le soulignes, ce sentiment de manque de légitimité peut aussi venir du fait que l’on doive gérer plusieurs rôles, le tout sous une seule et même activité… J’ai aussi connu ça, idem, dans ma première entreprise et je te comprends tout à fait ! On ne peut pas TOUT connaître et être des spécialistes dans TOUS ces domaines à la fois, pourtant indispensables pour gérer notre petite entreprise et lorsqu’on a pas les moyens de déléguer certaines tâches.
      C’est aussi ce qui revient de façon plus générale chez les profils multipotentialistes. Cette impression de ne pas être « assez » dans chaque domaine… Alors que si tu maîtrises ou si tu comptes apprendre JUSTE ce dont tu as besoin, eh bien ça suffit ! Pas besoin d’avoir fait une thèse dans chaque domaine qui composent ton travail ! 😉
      J’en parle d’ailleurs dans l’atelier de formation à venir ainsi que de ces éléments qui peuvent venir nous faire douter (les réseaux sociaux ne sont qu’un exemple parmi d’autres) et comment reprendre le pouvoir !
      Plein d’encouragements à toi Sandrine, je te dis à très vite, je t’embrasse !

      Manon

  • marianne 9 novembre 2017 à 22 h 53 min

    Salam alaykoum!
    Très bon article, très véridique. Je connais des personnes ayant abandonné leur activité à cause de ce soucis de légitimité. Bien que tu évoques les réseaux sociaux, cela en va de même avec les autres plateforme (blogs, site, etc). Les réactions des gens ont un impact en particulier lors des débuts qui sont pour beaucoup difficiles. Moi même lorsque j’ai débuté mon activité de produits pour couples, sur facebook, j’ai eu des doutes, des hauts et des bas, face aux non réactions. Et puis finalement j’ai relativisé, je me suis accrochée car j’étais convaincue. L’entourage joue un rôle important je trouve dans les périodes de doutes. J’estime ma légitimité à 10;-)

    Merci Manon!

    • Ambitions Plurielles Auteur 10 novembre 2017 à 10 h 42 min

      Tu as bien raison Marianne et merci pour ton commentaire ! C’est dans les débuts que nous sommes les plus fragiles et en proie à tous ces jugements extérieurs ! Et si justement, toi tu es ok avec pourquoi tu fais telle activité, quel sens, quel intérêt est-ce qu’elle comporte il y aura là quelque chose de solide. Dans les moments de doute, il sera alors possible de se raccrocher à ce pourquoi initial et de le faire valoir autour de soi pour espérer du soutien.
      Mais au départ, tout doit venir de toi ! Pour ne pas être à la merci du jugement ou du soutien (ou non) des autres. Lorsque tu es convaincue de l’utilité d’une activité, d’un projet, sache que non seulement tu as choisi cette mission mais elle aussi, a besoin de toi pour que tu la portes, car toi, tu as compris pourquoi elle compte…

      A méditer 😉 Au plaisir Marianne !!!

      Manon

  • Kiya 10 novembre 2017 à 7 h 38 min

    Un article qui brise les tabous tout en douceur. En effet, comment parler à son entourage de la baisse de motivation à publier quand eux même ne sont pas dans l’univers des réseaux sociaux. C’est un autre monde composé d’inconnu.
    Parfois ce n’est pas tant les like qui ont un impact, c’est l’absence de like comme si quelque chose manquait dans le travail. Alors que ce n’est qu’une publication visuelle. Ce n’est pas notre travail, il manque tout le reste autour qui stimule les sens (le toucher ou l’odorat quand tu parles de tes créations par exemple).
    Ça ne doit pas définir notre valeur, tu as bien raison. Merci Manon

    • Ambitions Plurielles Auteur 10 novembre 2017 à 10 h 50 min

      Yes ! Comme tu le dis, comment pourrais-t-on juger notre travail objectivement, en ayant tous les éléments en main, avec si peu ? Difficile de partager ce que l’on fait dans sa globalité sur les réseaux sociaux… Donc, ne pas attendre que l’on se prononce sur notre professionnalisme, la qualité de notre travail, par ce biais ! Cette reconnaissance, il faut aller la chercher ailleurs, par des moyens plus fiables que ça !
      Un exemple, après avoir accompagné des clientes en individuel et avoir travaillé ensemble sur le fond de leur projet, de leurs soucis d’organisation, de leur manque de légitimité, eh bien là, je leur demande ce qu’elles en ont pensé, ce avec quoi elles repartent. Et là, je sais que ça vaut quelque chose car elles ont pu réellement appréhender mon travail dans sa globalité !
      A toi de réfléchir à comment collecter des retours qui comptent…
      Tu me diras ça 😉
      Au plaisir !

      Manon

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