Se débarrasser des pressions qui pèsent sur les femmes entrepreneures – partie 2

La semaine dernière, je publiais un premier article sur ces fameuses pressions que subissent les femmes entrepreneures.

e débarrasser des pressions qui pèsent sur les femmes entrepreneures - partie 2

Tu as pu apprendre qu’après avoir été tentée par un modèle de fonctionnement, je me suis en fait bien plantée et j’en ai fait les frais…

Ce modèle de réussite ne me correspondait pas et s’en est suivi tout un tas de remises en question parfois douloureuses.

Suite à ce moment « down » comme je l’appelle, j’ai cédé à une autre pression – que je subis en fait depuis que je suis à mon compte si je réfléchis bien – et que tu connais probablement aussi.

Alors prends un petit thé ou café, tranquillou, on se pose et on va parler de tout ça…

J’ai eu affaire à une forme pression sociale.

Comme tu le sais, en ce début d’été, je n’avais pas atteint mes objectifs en terme de chiffre d’affaire et d’acquisition de nouvelles clientes. Tout simplement parce que ces objectifs et les moyens de les atteindre n’étaient pas les miens.

Puisque la solution se trouve bien souvent dans le problème, j’ai fait un petit exercice de reformulation.

Mon problème, c’était : « Je ne me retrouve pas dans le fait de travailler comme une dingue sur de courtes périodes, pour gagner beaucoup, ponctuellement. »

Donc, si je tourne cette phrase à l’envers, ça donne : « je me retrouve dans le fait de travailler sereinement, sur des périodes plus longues, pour avoir des revenus suffisants et réguliers. »

(Magique, non ? Essaye de faire cet exercice si toi aussi tu fais face à une problématique en particulier…)

Alors, je me suis mise à réfléchir sur le COMMENT ?

Comment est-ce que je pourrais avoir des revenus réguliers et décents ?

 

Voici la première piste de solution :

Travailler sur de nouvelles formules d’accompagnement à proposer à mes clientes, qui impliqueraient un suivi sur plusieurs mois.

Justement, ça tombait bien : par expérience, c’est ce qui fonctionne le plus pour mes clientes, pour vaincre la procrastination, pour leur laisser le temps d’avancer sur leurs projets tout en étant accompagnées et encouragées.

En plus de ça, je ne cherche pas à donner un maximum à mes clientes en une seule fois, en mode « gavage », quitte à ce qu’elles ne puissent pas tout entendre, tout digérer…

Avec un accompagnement sur du plus long terme nous répartissons notre énergie, histoire d’être, elles et moi, dans une dynamique de travail régulière, qui s’installera dans le temps et qui sera donc, plus durable.

>>> Ok, c’est top ! Mais j’ai aussi pensé à ce moment-là à une deuxième solution :

Me trouver à côté de mon activité, un job salarié à mi-temps, pour avoir ce fameux revenu régulier, assuré.

Parce qu’entre nous, la pression de l’argent m’a fatigué cet été. Je me suis dit que finalement, si je pouvais lâcher prise là-dessus, j’étais sûre que tout serait plus fluide. Je n’aime pas avoir à me préoccuper de l’argent et ce pouvait être une solution.

En étant totalement honnête avec moi-même, à ce moment-là, je cédais aussi à une forme de pression sociale et tu la connais peut-être celle-là : toutes ces personnes autour de toi, proches ou non, qui ne prennent ton travail qu’à moitié au sérieux, parce que tu l’as créé toi, parce que tu l’exerces de chez toi.

C’est hyper saoulant…

Toi, tu n’as pas envie de te justifier, de raconter tout le travail que tu fais chaque jour, la mission que tu as choisi d’accomplir à travers ton travail et à quel point tu es investie dans ce que tu fais.

Alors tu laisses couler… Sauf que des années après, ces personnes-là n’ont toujours pas compris et continuent de te glisser quelques « conseils bienveillants », pour que tu trouves enfin un « vrai travail », un travail salarié quoi.

Me voilà donc, cet été, en pleine remise en question, fatiguée de me prendre la tête, cédant à cette pression sociale, en train de mettre à jour mon CV et d’ envoyer des lettres de motivation…

Mouais, bizarre hein vu l’activité que j’exerce ? J’avoue.

Mais ce n’est pas fini, lis bien ce qui suit…

Mon but, c’était de dénicher un mi-temps, dans un domaine qui avait un minimum un rapport avec mon parcours quand même, qui puisse être complémentaire avec ce que je fais mais de ne surtout pas avoir à lâcher mon activité, Ambitions Plurielles.

Ce n’était pas possible, j’aime trop ce que je fais, ce job a tellement de sens pour moi !

Les retours de mes clientes me prouvent que mon activité leur est utile, qu’elles comptent sur mes accompagnements et je veux être là pour elles.

Depuis quelques années déjà, je suis également si reconnaissante pour le mode de vie que j’ai pu avoir grâce à mon entreprise…

Je peux choisir !

Qu’il s’agisse des nouvelles orientations ou services que je veux proposer, de mes horaires de travail, pour bouger mon emploi du temps en fonction des imprévus et de mes envies… Je peux récupérer ma fille à l’école entre midi et 14h, l’amener tous les matins et être présente pour elle quand je le souhaite.  Je peux lui donner de ma présence et tout ce que l’on partage depuis qu’elle est née n’a pas de prix.

Mais voilà, cette pression sociale autour a fini par me faire passer en second tous ces aspects… J’ai envoyé quelques candidatures spontanées, en plein mois de juillet, quand tout commence à fermer (quelle bonne idée !).

Une structure, m’a tout de même convoquée pour un entretien. (De 3 heures au passage !)

Quelques jours plus tard, la réponse tombait : j’ai eu le poste.

Mais… J’ai refusé. Parce que c’était un job nécessitant un gros investissement personnel, avec des trajets et à temps plein.

Pour moi, c’était clair : je n’étais pas prête à renoncer à tout ce que j’avais construit ces dernières années, du jour au lendemain. J’ai pesé le pour et le contre. Cela impliquait de lâcher Ambitions Plurielles et de ne voir ma fille plus que le soir, 5 jours sur 7. C’était catégorique : non.

Le point positif dans l’histoire à retenir c’est que un entretien = un recrutement ! En plein été, c’était chouette !

Je valais quelque chose dans le monde du travail, même si dans l’absolu, je n’avais pas besoin de ça pour le savoir.

Cet épisode a en fait remis les pendules à l’heure. Il m’a permis de m’accrocher encore plus fort à mon activité et au mode de vie que j’avais construit avec.

En cette rentrée, je suis plus déterminée que jamais. Je suis encore plus convaincue qu’il ne faut pas céder aux pressions de toutes sortes et savoir tout simplement dire non ou bien ça, ce n’est pas pour moi.

Je suis convaincue qu’il n’y a pas meilleures réponses que celles que l’on va chercher à l’intérieur de soi, en se demandant ce qui est réellement important, ce que je veux porter comme mission, ce que je veux vivre.

Pour cela, il faut s’accorder du temps avec soi-même, apprendre à se connaître, à questionner ses propres désirs pour reconnaître ce qui vient réellement de nous, ce que l’on veut vraiment.

Parce que plus que jamais , je mesure à quel point les limites des uns peuvent impacter les autres. Cet été, malgré mon expérience, ma motivation, les limites de quelques personnes ont ont réussi à m’influencer dans un moment de faiblesse.  J’en suis venue à me mettre une forme de pression, pour avoir un « vrai travail », et désirer finalement quelque chose qui ne venait pas de moi.

Se débarrasser des pressions qui pèsent sur les femmes entrepreneures - citation Ambitions Plurielles

Voilà pourquoi je veux placer cette rentrée sous le signe de la légèreté, en essayant de se dégager de tout ce qui pèse sur nous et qui nous freine jusque dans nos projets.

>>> Depuis que j’ai pris conscience de tout ça, quelque chose d’incroyable est en train de se passer : j’ai lâché prise sur le côté financier car j’ai remis au centre MA mission à travers ce job et tout ce que m’apportait mon activité, qui est inestimable. Et tu sais quoi ? De façon hyper naturelle et fluide, je décroche des contrats avec de nouvelles clientes, motivées et avec des projets super intéressants ! Sans avoir à « lutter », je réalise déjà, en cette reprise et au milieu du mois, un de mes meilleurs chiffres d’affaires.

Le fait que je sois mieux dans mes baskets depuis cet épisode et que je me sente dans un bien meilleur état d’esprit, se ressent forcément auprès de mes clientes… et le reste suit.

Comme quoi, le moral et la dynamique dans laquelle tu es, impacte considérablement ton activité. Car finalement, elle est à ton image, c’est ton reflet.

Tu mets tellement de toi dedans qu’il ne peut pas en être autrement…

Besoin de te sentir moins seule ? D’être accompagnée, soutenue, conseillée dans tes projets pro ?

>>> Découvre mes services ici !

J’espère que cet article t’a plu, que mon témoignage te fait du bien et qu’il sera en lui-même une belle invitation à lâcher prise sur ces pressions de toutes sortes, pour une rentrée sous le signe de la légèreté !

Au plaisir de te lire en commentaires et de savoir à quels types de pressions tu es toi aussi confrontée et comment est-ce que tu gères ça ?

Manon

 

8 commentaires

  • la parenthèse psy 13 septembre 2017 à 10 h 38 min

    Pas bête du tout le coup de la phrase inversée ! Je peux facilement l’utiliser dans mon travail aussi 😉
    Sympa !
    https://la-parenthese-psy.com/

    • Ambitions Plurielles Auteur 13 septembre 2017 à 11 h 19 min

      Tu as vu c’est magique ! Contente de t’avoir transmis cette astuce, en espérant qu’elle te sera bénéfique ainsi que dans ton travail.
      Au plaisir et merci pour ton message !
      Manon

  • audrey 13 septembre 2017 à 14 h 42 min

    Coucou Manon 😉 Je me retrouve complètement dans ton article ! Je connais bien cette pression sociale qui donne cette désagréable impression de faire n’importe quoi, c’est très culpabilisant surtout quand on a des enfants… et c’est encore plus dur quand cette pression vient de personnes proches 🙁
    Quand s’ajoute à cela la pression financière… difficile de ne pas craquer !! Plus d’une fois j’ai erré sur Pole Emploi à la recherche d’un job… Mais je reprends vite mes esprits quand je vois les postes proposés et les conséquences que cela aurait sur ma vie de famille et mon activité…
    Merci pour ton article, ça fait du bien de sentir qu’on est pas seule à vivre ça, et puis chapeau pour ta décision qui n’a pas dû être simple à prendre j’imagine !!

    • Ambitions Plurielles Auteur 14 septembre 2017 à 8 h 43 min

      Salut Audrey ! Merci beaucoup pour ton message !
      Je sais en effet que bien d’autres femmes entrepreneures subissent ce genre de pression et se retrouvent devant des cas de conscience qui les torturent… Ton témoignage vient encore une fois renforcer cette idée.
      Tu sais, il y a une idée me fait beaucoup de bien et me conforte dans mon choix de continuer mon activité : c’est qu’une maman/ épouse / amie / etc épanouie, sera une bien meilleure maman/ épouse / amie / etc.
      Et je pense que c’est avant tout ça qui doit dicter nos choix.
      Si par exemple, l’argent a une place importante dans sa vie, en fonction du coût de ses passions ou autres, ou bien si l’on a des impératifs trop contraignants à ce niveau, on doit aller vers une solution qui permette d’y palier. Si c’est pour être constamment préoccupée, ce n’est pas la peine, au final on est pas plus épanouie ainsi.
      Par contre, chercher sans cesse des solutions pour être plus sereine, pour prendre plus de plaisir, pour atteindre le mode de vie auquel on aspire dans son ensemble, ça c’est constructif !
      Si de ton côté, malgré les pressions de toutes sortes, tu restes convaincue que tu agis selon tes priorités, c’est ok ! Si toi, tu sais pourquoi, c’est le principal 😉
      Très bonne continuation à toi, plein d’encouragements et au plaisir d’échanger de nouveau !

      Manon

  • Camille 18 septembre 2017 à 17 h 01 min

    J’adore ! C’est tellement simple et logique, comme raisonnement, pourtant on finit toutes par se faire avoir par « ce qu’on devrait faire » et non par « ce qu’on peut/veut faire ».
    Je te remercie de tout cœur, ton article m’a permis de remettre mes pendules à l’heure. Le lâcher-prise est une chose vraiment importante, beaucoup d’entre nous devons finalement travailler dessus (j’ai pourtant personnellement un super bouquin à ce sujet, mais je reste coincée sur l’exercice 1. Chuis pas fière, là).

    Je vais mettre ton article en favori et le relirai quand je ressentirai le besoin de revenir aux sources.

    Je te souhaite de passer une très belle soirée, bises,

    Camille

    • Ambitions Plurielles Auteur 18 septembre 2017 à 17 h 12 min

      Comme quoi on est toutes pareilles concernant ces pressions… Il faut peut-être oser davantage (se) le dire puisque ça fait du bien et que plus on avance de façon légère et respectueuse vis à vis de nous mêmes et plus ça ira 😉

      Merci pour ton message ! Au plaisir d’échanger de nouveau avec toi !

      Manon

  • Caroline 20 septembre 2017 à 8 h 53 min

    Merci pour le partage !

    • Ambitions Plurielles Auteur 20 septembre 2017 à 9 h 01 min

      Et merci pour ta visite Caroline, en espérant qu’il t’aura apporté !
      Au plaisir, Manon

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