Se débarrasser des pressions qui pèsent sur les femmes entrepreneures – partie 1

Quand le problème est là…La solution aussi !

Dans cette série d’articles, j’ai à cœur de te parler des pressions qui peuvent peser sur nous, femmes entrepreneures ou plus généralement, sur les femmes qui ont décidé d’Entreprendre leur vie professionnelle.

Nous allons explorer des pistes pour s’en débarrasser en prenant appui sur ce que j’ai traversé cet été.

Ce que je vais te raconter, je l’espère, pourra t’aider toi aussi à te libérer des pressions de toutes sortes qui alourdissent nos avancées.

Ces deux derniers mois, j’ai pris du recul (et finalement de l’élan !) vis à vis de mon activité. Tout ça, « grâce à » un moment « down ».

Tu le sais sûrement toi aussi : quand on travaille sur un nouveau projet ou bien pour sa propre entreprise, la motivation va fluctuer.

Elle ne sera jamais constante, c’est un fait pour tout le monde.

Il faut faire avec car c’est NORMAL.

Tu peux même surfer sur ces vagues, de hauts et de bas… Car ces moments de « moins bien » en apparence peuvent être véritablement bénéfiques !

Tu peux te les approprier comme des occasions de faire le point, de réfléchir sur plein d’aspects de ton projet ou entreprise, pour comprendre ce qui te bloque, ce qui te freine…

Tu peux creuser en profondeur pour tenter de dénouer durablement ce qui ne va pas.

Vraiment, c’est l’occasion !

Quand tout roule, quand tu es au top, tu vas foncer, avancer sur tes projets et ce n’est pas le moment idéal pour faire le point.

Il faut une alternance entre l’action et la réflexion, toujours. C’est comme l’alliance de la théorie et de la pratique. L’un ne va pas sans l’autre si l’on veut avancer, progresser.

 

Alors, lorsque cet été, j’étais dans cette phase, plus propice au bilan, quelque chose m’est revenu en pleine figure ! LA PRESSION.

 

J’ai réalisé que ce moment « down » était dû à une charge de travail trop importante que je m’étais infligé sur une période limitée, juste avant de prendre mes vacances.

J’étais ok pour travailler de cette façon car je m’étais fixée des objectifs que je n’ai finalement atteints qu’en partie. Je m’étais mise la pression pour atteindre un certain chiffre d’affaire et acquérir x nouvelles clientes avant telle date.

Pourquoi ? Parce que bêtement, en me comparant à d’autres entrepreneures qui publient ouvertement leurs résultats, je m’étais dit, « allez, moi aussi je suis capable ! » Si je bosse comme une dingue pendant plusieurs semaines, je peux atteindre la même chose et faire un CA exceptionnel !

Eh bien non. Cette pression que je m’étais mise n’étais pas la bonne.

Je tiens à préciser quand même que cette pression n’était pas juste pour le chiffre ou pour l’argent en lui-même ! Évidemment que derrière, il y avait des intentions de donner beaucoup de valeur à mes clientes en échange de ce qu’elles allaient m’acheter. Il y avait des intentions d’impacter positivement davantage de personnes au niveau de leur épanouissement professionnel. Bien sûr que de cet argent, je comptais en faire quelque chose de positif ! Le problème ne se situait pas là.

Là où je me suis plantée, c’est que je m’étais identifié à un modèle de réussite qui ne collait pas avec ma personnalité ni ma façon de travailler.

Mettre le paquet pendant une période limitée pour gagner beaucoup et d’un coup, ça ne me va pas, ce n’est pas moi.

Pour d’autres ça peut être l’idéal, sans doute, mais pas pour moi.

Ma réussite professionnelle, je ne la vois pas ainsi.

Peut-être me reste-il des « séquelles » de mon passé de salariée, car plus j’avance et plus je me rends compte que travailler de façon régulière et gagner des revenus réguliers me correspond davantage.

Que ce soit par rapport à mon énergie, à ma vie de famille ou même pour ma compta… Je réalise que je m’y retrouve plus ainsi !

Voilà donc un premier exemple de pression que j’ai pu m’auto-infliger, simplement parce qu’en terme de modèle de réussite, j’ai visé à côté.

 

Dans le prochain article, je te parle de comment j’ai tenté de palier à ce constat et je te raconte quelles sont les pressions extérieures que j’ai eu à gérer, qui ont refait surface…

 

En attendant, j’aimerais que tu me dises si toi aussi, tu te mets des pressions de ce genre et comment est-ce que tu gères ça ?

 

PS : En ce moment, tu peux profiter de la promo spéciale rentrée sur le programme en ligne (Re) Définir un projet pro qui a du sens, ici !

8 commentaires

  • Hélène M. 6 septembre 2017 à 11 h 39 min

    Top cet article, c’est exactement ce dont j’avais besoin en cette rentrée je me rends compte que j’ai une allergie aux objectifs et me poser des objectifs me génère tellement de stress que je deviens un lapin dans les phares d’une voiture, je bloque. Il faut trouver une façon propre de fonctionner et prendre de la distance par rapport aux recettes magiques de réussite.

    • Manon 7 septembre 2017 à 20 h 49 min

      Merci pour ton témoignage Hélène ! Pour ma part je pense que c’est important de se fixer tout de même des objectifs, pour savoir un minimum où l’on va et comment s’y prendre. MAIS, à condition que ces objectifs nous correspondent vraiment, qu’ils puissent être également flexibles et évolutifs si besoin. Et je suis comme toi, je me méfie des recettes magiques de réussite, qui ne peuvent être propres qu’à des situations et moments particuliers… Au plaisir d’échanger avec toi et d’en savoir plus sur la façon de fonctionner qui te correspondra, que tu finiras par trouver !

  • Myriam 6 septembre 2017 à 20 h 32 min

    Bonjour Manon, alors moi aussi je me mets beaucoup de pression et il y a quelques jours, jai même souffert de grosses douleurs musculaires tellement j’étais stressée. Je me mets la pression pour terminer une chose alors que je peux m’accorder du temps, mais non, je veux que ce soit réglé au plus vite. Je me fixe pourtant des objectifs SMART mais ils sont atteints le lundi ou mardi! J’ai toujours été comme ça, donc je dois apprendre à faire autrement.

    • Ambitions Plurielles Auteur 7 septembre 2017 à 20 h 57 min

      Myriam, merci pour ton témoignage également ! En effet si ta tête veut aller plus vite mais que ton corps tire la sonnette d’alarme il va falloir que tu l’écoute pour trouver un compromis ! Tu ne pourras pas faire sans, ton corps est aussi ton outil de travail. Sache le préserver pour qu’il puisse t’amener là où tu veux. Je n’en ai pas parlé mais pour moi aussi, après la période intense de travail que j’évoquais, mon corps accusait le coup. Raison de plus pour en tirer les leçons et à l’avenir, essayer de faire autrement…surtout comme tu le dis, lorsque finalement c’est nous qui décidons et qui fixons les échéances !
      À suivre…
      Au plaisir et prends bien soin de toi !

  • Oumisalam 12 septembre 2017 à 18 h 12 min

    C’est bien l’article dont j’avais besoin. Comme toi, je me suis mise la pression en me comparant aux autres pour me motiver et me dire que si elles y arrivent je peux aussi y arriver. Mais ces personnes n’ont pas les même objectifs et responsabilités que moi. Avoir plein d’objectifs c’est top car ça prouve qu’on est ambitieuse et motivée, mais les réaliser c’est autre chose. Je vais essayer de réfléchir à comment alléger mon emploi du temps, merci encore pour cet article !

    • Manon 12 septembre 2017 à 20 h 55 min

      Tu as bien raison, je pense que c’est beaucoup plus encourageant de se fixer des étapes réalistes à atteindre et de ppuvoir réellement y accéder, pour avoir envie de continuer ! Certes, petit à petit on va pouvoir se fixer des objectifs de plus en plus grands mais c’est en y allant progressivement que cela les rend accessible. Il ne faut pas vouloir tout d’un coup, comme on le voit chez les autres…Car on ne sait pas tout mais les autres aussi ont forcément commencé petit 😉
      Plein d’encouragements à toi et contente de t’avoir rassurée !
      Au plaisir d’échanger avec toi.

  • Camille 18 septembre 2017 à 16 h 51 min

    Super, ton article ! Enfin quelqu’un qui parle sincèrement de ce qu’on peut s’auto-infliger pour réussir.
    Je m’identifie tout à fait à ce que tu dis. Même si, personnellement, je n’arrive pas encore tout à fait à savoir quel rythme me conviendrait le plus. N’ayant été salariée que très peu de temps et très (trop) souvent livrée à moi-même, je n’ai aucun soucis pour m’organiser. C’est faire en sorte d’adapter mon activité à mon état de santé défaillant qui est plus compliqué. Et pourtant, en « bonne période », je suis prête à m’épuiser, afin de rentrer dans ces fameux modèles de réussite. Grave erreur. Je vais lire la suite immédiatement, pour voir ce que tu as personnellement trouvé pour te débarrasser de ces fameuses pressions.
    Passe une belle soirée, bises.

    • Ambitions Plurielles Auteur 18 septembre 2017 à 17 h 05 min

      Bonjour Camille pour ton témoignage et je suis ravie d’apprendre que mes propos puissent t’encourager à t’écouter davantage et à prendre du recul vis à vis des modèles de réussite qui nous sont proposés. Nous faisons toutes avec nos propres contraintes, à partir d’où on est et avec ce que l’on a. L’important c’est plus le mouvement dans lequel tu t’inscris plutôt que la vitesse à laquelle tu vas. Ton rythme, c’est le bon.

      Plein d’encouragements à toi et au plaisir de te lire !

      Manon

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